Littérature française 5 - DEFLE - Français Langue Étrangère

Littérature française 5

Crédits ECTS : 5.0

Travaux Dirigés 36h

Cours Magistral 12h

Composante : UFR Humanités

Langue d'enseignement : Français

Période de l'année : Semestre 5

Plage horaire : Journée

Formes d'enseignement : Accessible à distance

Description

Littérature française 5

Responsable de l’UE : Alice Vintenon

Intervenants : Violaine Giacomotto-Charra, Marie-Bénédicte Le Hir, Céline Méot, Catherine Ramond, Alice Vintenon et Arnaud Welfringer

 

Présentation de l’UE : Littérature XVIe-XVIIIe siècles

Récit factuel et fiction dans la littérature d’Ancien Régime

Textes de référence : Programmes variables selon les TD (lectures obligatoires) et valables pour l’année 2021-2022

 

Présentation générale de l’UE :

 

Cette UE est mutualisée (Licences de Lettres, Lettres classiques, Babel, Cultures Modernes et Contemporaines). Les étudiants du parcours « enseignement-recherche » de la licence de Lettres Modernes ne connaîtront leur affectation dans les groupes de TD qu’à la rentrée. Sans acheter forcément les œuvres précocement, ils pourront toutefois prendre de l’avance sur une partie du programme (voir la bibliographie commune et aux divers TD et la liste de lectures estivales conseillées à l’ensemble des étudiants). 

Dans cette UE, on étudiera les relations entre récit de fiction et récit factuel dans la littérature d’Ancien Régime.

L’organisation des cours est la suivante :

- CM : Le CM, commun aux divers groupes de cette UE mutualisée, est au format « tout numérique ». Il prend la forme d’un document rédigé, qui sera disponible sur e-campus dès le début du semestre.

-  TD : selon les groupes, une séance de 3h par semaine, ou une séance de 2h chaque semaine, plus une séance de 2h tous les 15 jours.

 

Le CM dispense un enseignement théorique et un socle de connaissances en histoire littéraire sur une question d’ensemble illustrée par un programme d’œuvres spécifique à chaque groupe de TD.

Les TD, dont les programmes dont indiqués ci-dessous, sont consacrés à l’étude des textes et à la méthodologie de l’exercice écrit de la dissertation (recherche et organisation des idées, mise en forme de l’argumentation, plan, rédaction). Les TD offrent aussi l’occasion de pratiquer l’oral (exposés, commentaires de textes). Les œuvres au programme se prêtent à une réflexion théorique générale sur la fiction, le récit factuel et la définition de la frontière entre ces deux types de récit.

 

 

Programme TD 1 (Enseignement et Recherche) – Marie-Bénédicte Le Hir

Perméabilité des frontières entre fiction et réalité : chronique déguisée et autobiographie fictive 

Nous étudierons la façon dont, à près d’un siècle de distance, deux auteurs se sont joués de la frontière ténue entre fiction et réalité. En 1534, en préface de son Gargantua, Rabelais avertit son lecteur des différents niveaux d’interprétation qu’autorise la lecture de son ouvrage. Si celui-ci revêt l’apparence innocente de « joyeuses et nouvelles chroniques », il se veut en réalité, sous couvert de « mocqueries, folateries, & menteries joyeuses », réflexion plus profonde sur la religion et « l’estat politicq & vie oeconomicque ». De fait, alors que le contexte religieux et politique ne permet pas une parole libérée, la fiction devient un lumineux vecteur de la critique du réel et ainsi nous verrons comment le récit apparemment fictif peut se révéler une chronique de l’époque, véritable message que doit saisir le lecteur.

Un siècle plus tard, en 1643, Le Page disgracié de Tristan l’Hermite illustre un autre type de rapprochement entre réalité et fiction. En effet, alors que l’œuvre est présentée comme une autobiographie, l’auteur s’excusant en préface « d’avoir osé [lui]-même écrire [s]a vie », le récit — qui ne fait apparaître aucun nom propre — ne manque pas en réalité de s’inscrire dans l’étroite lignée des romans picaresques où s’enchaînent aventures cocasses, farces et déconvenues ridicules... Ainsi, à côté de nombreux éléments autobiographiques, eux-mêmes soutenus par un système de renvoi à des « clés » ajoutées par le frère de l’auteur, Jean-Baptiste L’Hermite, s’impose cette fibre du roman comique et de la farce mais aussi du roman d’apprentissage inspiré de Cervantès. Nous verrons alors comment la fiction vient au secours de la réalité pour offrir un récit capable de captiver le lecteur mais aussi de revêtir une portée morale et universelle.

L’étude de ces deux œuvres nous permettra ainsi de questionner en profondeur les enjeux du récit factuel et les ressorts de la fiction afin de mieux cerner les liens étroits qu’entretiennent ces deux types de récits.

 

Œuvres au programme

Rabelais, Gargantua, éd. G. Demerson, Paris, Seuil, « Points », 1996.

Tristan l’Hermite, Le Page disgracié, Paris, Gallimard, « Folio classique », 1994.

Lectures conseillées

Une bibliographie sera distribuée à la rentrée.

 

 

Programme TD 2 (Enseignement et Recherche) – Violaine Giacomotto-Charra

Aux confins du monde : fantasmes, fiction et vérité dans les récits de voyage (16e- 17e siècles)

Le Nouveau Monde ouvre, pour les écrivains comme les lecteurs de la Renaissance, un univers de fantasmes et de possibles : le surgissement d’un monde inconnu, que l’on imagine peuplé de monstres et de créatures et plantes merveilleuses, stimule la curiosité et l’imagination des voyageurs réels comme des auteurs de récits fictionnels. Le récit de voyage est par essence support d’une écriture des possibles, d’une rêverie sur les marges et les confins, mais aussi l’occasion d’une interrogation sur l’homme et sur la société que l’on regarde au miroir d’un autre plus ou moins fantasmé.

Ce programme se propose d’étudier un récit fictionnel et deux récits réels pour montrer comment le récit de voyage se constitue en un genre propre, qui peut servir indifféremment la fiction et la vérité, qui se mêlent souvent étroitement dans les récits fictifs comme réels. Créatures improbables et îles mystérieuses hantent aussi bien les récits rabelaisiens que le voyage que fit André Thevet au Nouveau Monde : effet de réel dans la fiction, fictionnalisation du récit vrai, mélange de l’observation et de l’érudition, de l’ancien et du nouveau, héroïsation des personnages, figures du sauvage et animaux monstrueux traversent tous ces récits, fictifs ou non.

 

Œuvres au programme :

Rabelais, Quart livre, éd. M. Huchon, Gallimard, « Folio classique ».

Le Brésil d’André Thevet : les singularités de la France Antarctique (1557), éd. F. Lestringant, nouvelle édition, Chandeigne, 2011. (Texte accessible en ligne en édition d’époque.)

Samuel de Champlain, Voyages au Canada, éd. M. Marrache-Gouraud, Gallimard, « Folioplus Classiques », 2010.

Pour une première approche :

Marie-Christine Gomez-Géraud, Écrire le voyage au xvie siècle en France, Paris, PUF, 2000.

Daniel Ménager, Rabelais en toutes lettres, Paris, Bordas, 1989.

Paul Smith, Voyage et écriture : étude sur le Quart Livre de Rabelais, Genève, Droz, 1987.

Franck Lestringant, Sous la leçon des vents. Le monde d’André Thevet, cosmographe de la Renaissance, Paris, PUPS, 2003.

 

 

Programme TD 3 (Métiers de l’écrit) – Alice Vintenon

Les fictions de l’histoire : autour de l’Heptaméron de Marguerite de Navarre et des Tragiques d’Agrippa d’Aubigné.  

 1348. La ville de Florence est frappée par l’épidémie de peste noire qui fera, en Europe, des millions de victimes. La mort est partout, et les lois ordinaires de la cité sont suspendues. Boccace imagine que, pour préserver leur santé, dix jeunes gens se réfugient à la campagne et décident, pour égayer leur exil forcé, de se raconter des histoires, pendant dix jours. Leurs cent récits forment le Decaméron, recueil d’une grande variété, où le comique le dispute au tragique, et le vraisemblable au merveilleux. Les nouvelles ont avant tout une mission thérapeutique : faire oublier la noirceur des temps et l’angoisse de la mort en permettant de renouer avec les préoccupations qui régnaient dans le « monde d’avant », ou en s’évadant dans des univers féériques. Lorsqu’il est adapté, au milieu du XVIe siècle, par la reine Marguerite de Navarre, figure du mouvement évangélique, le modèle boccacien est mis au service de la vérité factuelle et spirituelle : s’ils sont, comme leurs inspirateurs italiens, en quête de divertissement, les « devisants » de l’Heptaméron (première publication posthume en 1558) proscrivent, en théorie, la fiction et le fantastique en s’engageant à ne raconter « nulle nouvelle qui ne soit veritable histoire », et à ne puiser leurs récits que dans l’actualité récente. Mais les entorses à ces principes sont multiples : dans les faits, les conteurs ne s’interdisent pas d’emprunter à des sources littéraires anciennes, de recourir à des procédés narratifs propres à la fiction, ou de relater des faits particulièrement invraisemblables. Autant de traits fictionnels qui entrent en tension avec le déni de fiction qui s’affiche dans le prologue, et qu’il conviendra, au cours du semestre, d’interpréter.

De la même manière, la fiction semble proscrite dans Les Tragiques d’Agrippa d’Aubigné (première parution en 1616), œuvre monumentale, dans laquelle le poète protestant témoigne de l’horreur des guerres de religion et en appelle au jugement divin. Grand texte engagé, Les Tragiques écarte officiellement les mythes païens comme autant de marqueurs d’une poésie superficielle et sourde à la fureur des temps. Pourtant, Agrippa d’Aubigné ne s’interdit pas de recourir à leur force de séduction, ou à peindre des scènes imaginaires, notamment pour évoquer l’au-delà et les puissances supérieures. Comment ces recours ponctuels à la fiction sont-ils justifiés et encadrés par le poète ? Comment les articule-t-il aux « rudes vérités » (historiques, politiques et religieuses) qu’il entend transmettre ?

 

Œuvres au programme (les œuvres seront abordées dans l’ordre chronologique) :

Marguerite de Navarre, L’Heptaméron, prologue et journées 1, 3 et 7, éd. Nicole Cazauran, Paris, Gallimard, coll. « Folio Classique ».

Aubigné, Agrippa d’, Les Tragiques, éd. Franck Lestringant, Paris, Gallimard, coll. « Poésie/ Gallimard », livres I (« Misères »), II (« Princes ») et V (« Fers »).

 

Lectures conseillées pour une première approche des œuvres au programme

  • Sur Marguerite de Navarre

Cazauran, Nicole, L’Heptaméron de Marguerite de Navarre, Paris, SEDES, 1976, éd. revue, 1991.

Le Cadet, Nicolas, L’Evangélisme fictionnel : les Livres rabelaisiens, le Cymbalum Mundi, L'Heptaméron, 1532-1552, Paris, Classiques Garnier, « Bibliothèque de la Renaissance », 2010.

Mathieu-Castellani, Gisèle, La Conversation conteuse, Paris, PUF, 1992.

Montagne, Véronique, Thomine, Marie-Claire, L’Heptaméron de Marguerite de Navarre, Neuilly, Atlande, collection « Clefs concours », 2020.

  • Sur Agrippa d’Aubigné

Charpentier, Françoise (éd.), Les Tragiques d’Agrippa d’Aubigné : actes de la journée d’étude Agrippa d’Aubigné, 9 novembre 1990, Paris, Cahiers textuels 34/44, 1991.

Lestringant, Franck, Lire Les Tragiques d’Agrippa d’Aubigné, Paris, Classiques Garnier, 2013.

Pot, Olivier (éd.), Entre Clio et Melpomène, Les Fictions de l’histoire chez Agrippa d’Aubigné, Paris, Classiques Garnier, 2010.

 

 

Programme TD 4 Babel - Arnaud Welfringer

Histoire et fiction aux XVIIe et XVIIIe siècles : la nouvelle historique et les Mémoires

          Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, la frontière entre récit fictionnel et récit factuel est fragilisée, sans être abolie, à la faveur de l’élaboration d’une formule romanesque alors inédite : la « nouvelle historique », ou « nouvelle galante », dont l’action, soumise à l’exigence de vraisemblance, mobilise des personnages à l’existence attestée dans un passé assez proche, et dont le narrateur adopte l’apparente objectivité de l’historien – ainsi, exemplairement, de La Princesse de Clèves, modèle durable du roman pour plusieurs siècles, et dont Lafayette écrivait qu’« il n'y a rien de romanesque […]. Aussi n'est-ce pas un roman, c'est proprement des Mémoires ». Or, symétriquement, les Mémoires, « carrefour des genres en prose » (M. Fumaroli), ne répugnent pas à adopter des modèles d’écriture qui viennent de la fiction narrative, sans renoncer en rien à l’ambition de consigner la vérité historique – ainsi du chef-d’œuvre du genre, les Mémoires de Saint-Simon écrits entre 1739 et 1750 : les anthologies en retiennent volontiers de nombreux passages qui ont pu être qualifiés de « romans vrais ». L’étude de ces deux œuvres permettra ainsi de voir quelles frontières l’on peut ou non tracer entre texte factuel et texte fictionnel, aussi bien du point de vue de la narration (techniques du récit, « mise en intrigue », motivation) que, plus largement, de celui de la « composition » (M. Charles) : agencement et distribution des parties de l’œuvre, y compris non narratives : portraits, description, discours, commentaires, etc.

 

Œuvres au programme :

Lafayette, La Princesse de Clèves, éd. Philippe Sellier, Le Livre de Poche, « Classiques », n°374, 1999.

Saint-Simon, Mémoires I (anthologie), éd. Yves Coirault, Gallimard, « Folio Classiques », n°2165, 1990.

Lectures conseillées pour une première approche des œuvres au programme :

  • Sur Lafayette :

Michel Charles, « La forme au fil du texte. Une princesse entre cour et jardin », Poétique, n°171, 2012, p. 349-372 ; repris dans Composition, Seuil, « Poétique », 2018, p. 109-146.

Gérard Genette, « Vraisemblance et motivation », Figures II, Seuil, 1969, rééd. « Points Essais », p. 71-99.

Jean Rousset, « La Princesse de Clèves », dans Forme et signification, José Corti, 1962, p. 17-44.

  • Sur Saint-Simon :

Erich Auerbach, Mimesis, ch. xvi (« Le souper interrompu »), Gallimard, 1968, rééd. « Tel », 1977, p. 411-428.

Norbert Elias, La société de cour, trad. P. Kamnitzer et J. Etoré [1969], Flammarion, « Champs », 1985.

Marc Hersant, Saint-Simon, Gallimard, « Folio biographies », 2016.

 

 

Programme TD 5 : CMC et Lettres Classiques - Céline Méot

L’épistolaire, pour plonger au cœur de l’âme humaine

Un peu plus d’un siècle sépare les Lettres portugaises, publiées anonymement en 1669 et Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, parues en 1782. Dans ces deux œuvres qui mettent l’épistolaire au service de l’expression des sentiments, des plus doux au plus sombres, deux jeunes femmes, que la vie semblait avoir préservées de la souffrance, sont tourmentées par les affres de la passion. La première, pure, religieuse séduite le temps d’une nuit par un bel officier français, se refuse à croire qu’il l’a abandonnée et dépeint en cinq lettres brûlantes et angoissées la complexité d’un sentiment qui va de l’amour au désespoir. La seconde, femme vertueuse et fidèle à son mari, se retrouve, par le jeu libertin et la volonté de quelques-autres, prisonnière d’un tourbillon de sentiments qui détruisent peu à peu tout ce qu’elle est, tout ce qu’elle aime, tout ce en quoi elle croit.

Dans la confrontation significative de ces deux relations amoureuses, s’élèvent directement, grâce à la lettre, les voix de ces jeunes femmes trahies qui luttent malgré tout et malgré elles. Et nous, lecteurs, n’en sommes que les indiscrets voyeurs et les inutiles témoins. A travers le questionnement que suscite le choix de la lettre qui dit « je », nous nous interrogerons sur l’épistolaire comme forme de dialogue avec soi et de relation avec l’Autre qui brouille les frontières entre écriture factuelle et de fiction, plongée sensible dans l’intimité du sujet, instrument d’analyse des passions, des états d’âme et de l’expression du fantasme qui dit autant qu’il tait.

De l’écriture de soi à la construction complexe de l’altérité d’un personnage romanesque, et si l’enjeu de l’épistolaire n’était pas avant tout de dire l’authenticité ? Lettres véritables ou fictives, quelle importance, tant qu’elles crient la douceur et la douleur d’exister, sous son aspect le plus violent, celui des sentiments.

 

La bibliographie sera précisée à la rentrée. Les étudiants sont néanmoins conviés à se procurer et à avoir lu les deux œuvres pour le premier cours du TD.

GUILLERAGUES (DE LAVERGNE DE), Gabriel Joseph, Lettres portugaises, éd. Emmanuel Bury, Le Livre de Poche, « Libretti », 2003.

LACLOS (CHODERLOS DE), Pierre Ambroise, Les Liaisons dangereuses, Gallimard, « Folio classique », 2006.

Contrôle des connaissances

Modalités de contrôle :


Session 1 : Régime général : contrôle continu (30% de la note globale) et examen écrit (70% de la note globale).
                 Régime spécial : examen écrit (4h) : dissertation sur programme.
Session 2 : Examen écrit (4h) : dissertation sur programme.

 

Informations complémentaires

 

suggestions de lectures estivales

 Les lectures ci-dessous sont de deux ordres. Les œuvres regroupées par siècles constituent un prérequis au cours et offrent l’occasion de compléter sa culture et de combler des lacunes. Par ailleurs, les étudiants désireux de prendre un peu d’avance sur les programmes du semestre pourront en trouver un échantillon en bas de liste.

 

  • XVIe siècle :

Aubigné, Agrippa d’, Les Tragiques, « Miseres », « Fers », éd. Franck Lestringant, Paris, Gallimard, coll. « Poésie/ Gallimard ».

Marguerite de Navarre, L’Heptaméron, prologue et première journée, éd. Nicole Cazauran, Paris, Gallimard, coll. « Folio Classique ».

Rabelais, Gargantua, éd. G. Demerson, Paris, Seuil, « Points », 1996.

 

  • XVIIe siècle :

Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves, éd. B. Pingaud, Gallimard, « Folio classique », 2000.

Madame de Lafayette, Histoire de la princesse de Montpensier et autres nouvelles, Gallimard, « Folio 2 », 2009.

Madame de Lafayette, Histoire de Madame Henriette d’Angleterre, suivie de Mémoires sur la Cour de France pour les années 1688 et 1689, Paris, Mercure de France, « le Temps retrouvé », 1965 et 1988.

Saint-Réal, Dom Carlos, dans Dom Carlos et autres nouvelles françaises du XVIIe siècle, éd. Roger Guichemerre, Paris, Gallimard, « Folio classique », 1995.

Madame de Sévigné, Lettres choisies, éd. Roger Duchêne, Paris, Gallimard, « Folio », 1988.

 

  • XVIIIe siècle :

Defoe, Daniel, Robinson Crusoé, trad. de Pétrus Borel, introduction Michel Baridon, Paris, Gallimard, « Folio classique ».

Diderot, Denis, La Religieuse, éd. Robert Mauzi, Gallimard,  « Folio classique », 1972.

Marivaux, Le Paysan parvenu, éd. Henri Coulet, Gallimard, « Folio Classique », 1981.

Prévost, Antoine-François, Manon Lescaut, éd. Jean Sgard, Flammarion, « GF », 2011.

Voltaire, Candide, dans Romans et contes, éd. René Pomeau, Flammarion, « G-F », 1975.

 

 

Bibliographie

Indications bibliographiques générales (communes à tous les TD)

 

Bayle, Ariane, Romans à l’encan : de l'art du boniment dans la littérature du XVIe siècle, Genève, Droz, 2009.

Briot, Frédéric, Usage du monde. Usage de soi. Enquête sur les mémorialistes d’Ancien Régime, Paris, Éditions du Seuil, 1994.

Carrell, Susan Lee, Le soliloque de la passion féminine ou le dialogue illusoire, Tubingen - Paris, GunterNarr - Jean-Michel Place, 1982.

Charbonneau, Frédéric, Les Silences de l’Histoire, Presses de l’Université Laval, 2001.

Chevrolet, Teresa, L’idée de fable, théories de la fiction poétique à la Renaissance, Genève, Droz, 2007.

Cohn, Dorrit, Le Propre de la fiction, [1997], Paris, Seuil, 2001.

Coulet, Henri, Le Roman jusqu’à la révolution, Colin, 1967.

Démoris, René, Le Roman à la première personne du classicisme aux Lumières [Colin, 1975], Genève, Droz, 2002.

Duprat, Anne, Vraisemblances. Poétique et théorie de la fiction en France et en Italie (XVIe-XVIIe siècles), Paris, Champion, Bibliothèque de littérature générale et comparée, 2009.

Fumaroli, Marc, « Les Mémoires au carrefour des genres en prose », La Diplomatie de l’esprit, Paris, Hermann, 1994, p. 183-215.

Genette, Gérard, Figures III, Paris, éditions du Seuil, coll. « Poétique », 1973.

, Fiction et diction, Paris, éditions du Seuil, « Poétique », 1991.

Le Genre des Mémoires. Essai de définition, éd. M. Bertaud et F-X. Cuche, Paris, Klincksieck, 1995.

Hamburger, Käte, Logique des genres littéraires [Die Logik der Dichtung, 1977], trad. P. Cadiot, Paris, éditions du Seuil, « Poétique », 1986.

Herman Jan, Kozul Mladen, Kremer Nathalie, Le Roman véritable. Stratégies préfacielles au XVIIIe siècle, Oxford, Voltaire Foundation, 1992.

—, Le mensonge romanesque, paramètres pour l’étude du roman épistolaire en France, Leuven, Rodopi, 1989.

Hipp, Marie-Thérèse, Mythes et réalités : enquête sur le roman et les Mémoires (1660-1700), Paris, Klincksieck, 1976.

Lavocat, Françoise, Fait et fiction, pour une frontière, Paris, Seuil, coll. « Poétique », 2016.

(dir.), Usages et théories de la fiction. Le débat contemporain à l’épreuve des textes anciens (XVI-XVIIIe siècles), Presses Universitaires de Rennes, 2004.

Lejeune Philippe, Le Pacte autobiographique [1975], Paris, éditions du Seuil, 1996.

Lesne, Emmanuèle, La Poétique des mémoires(1650-1685), Paris, H. Champion, 1996.

May, Georges, L’autobiographie, Paris, PUF, 1979, notamment II, ch. V : Autobiographie et roman, p. 169-196.

Rousset, Jean, Narcisse romancier, essai sur la première personne dans le roman, Paris, Corti, 1973.

, « Une forme littéraire : le roman par lettres » dans Forme et signification, Paris, Corti, 2000 [1962], p. 65-108.

Ventura, Daniela, Fiction et vérité chez les conteurs de la Renaissance en France, Italie, Espagne, Presses universitaires de Lyon, 2002.

Versini, Laurent, Le Roman épistolaire, Paris, PUF, [1979] 1998.

Matières dispensées

< Liste des matières

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